© 2019  Centre de recherche en infectiologie porcine et avicole - CRIPA
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PROGRAMME DE RECHERCHE

Axe 1 Agents infectieux et interaction avec leur environnement

Nous étudions la pathogenèse des agents infectieux bactériens, viraux, parasitaires seuls ou en infection mixte, et l'impact des mycotoxines en identifiant et caractérisant leurs facteurs de virulence et en analysant leurs interactions avec l'hôte et la réponse immunitaire. Ce volet de recherche comprend :

La poursuite des travaux sur les bactéries pour lesquelles les chercheurs du CRIPA ont acquis une reconnaissance internationale : Streptococcus suis (responsable de septicémies et de méningites chez le porc et agent de zoonose), Actinobacillus pleuropneumoniae (responsable de la pleuropneumonie porcine, d’importance mondiale), Escherichia coli (dont certaines souches sont associées à des infections importantes à toutes les étapes de production) et Salmonella, Listeria, Staphylococcus aureus qui représentent un défi en santé animale et en santé humaine, le porc, les oeufs étant reconnus comme un réservoir de souches multirésistantes aux antibiotiques.

Des investigations d’autres pathogènes – pour lesquels la recherche est presque inexistante au Canada – et responsables récemment de pertes économiques majeures : Haemophilus parasuis (responsable d’une maladie émergente, principale cause de mortalité en pouponnière en Amérique du Nord) et Mycoplasma hyopneumoniae.

L’analyse des mécanismes reliés aux maladies intercurrentes, avec un intérêt particulier pour les maladies d’origine virale, aujourd’hui les plus fréquentes des maladies émergentes. Les animaux infectés par des virus tels que le circovirus (impliqué dans le syndrome de dépérissement post-sevrage), le virus de l’influenza, le PED et le virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin accusent une vulnérabilité accrue à l’égard de la plupart des infections bactériennes.

Les parasites d'importance en santé porcine et avicole tels que Eimeria, Cryptosporidium et Giardia, ainsi que des parasistes en émergence comme Trichuris suis sont analysés pour identifier leurs virulence, notamment le séquencage du génome complet de Eimeria de souches affectant le cheptel canadien est en cours.

Les impacts des mycotoxines, contaminant retrouvé mondialement dans les aliments destinés aux animaux, sont étudiés dans le cadre de leur interaction avec les infections virales et bactériennes.

Axe 2 Diagnostic, épidémiologie moléculaire et résistance aux antimicrobiens et régie d'élevage

L’émergence et la réémergence de maladies virales porcines impliquent que de nouveaux tests de diagnostic rapides soient développés (circovirus, influenza H3N2). Priorité sera donnée à l’épidémiologie moléculaire comme outil de recherche, en combinaison par exemple aux études d’antibiorésistance et de résistance aux autres antimicrobiens (antiparasitaires) dans le cadre du programme de surveillance chez le porc et les volailles.

 

Des méthodes de caractérisation génétique (PCR-RFLP, édition du génome par la méthode CRISPR-cas 9 par exemple) seront appliquées à l’étude de pathogènes alimentaires dans le but d’établir des stratégies de contrôle à la ferme de pathogènes comme Salmonella, Yersinia et Campylobacter.

 

De nouveaux test de détection de protozoaires et des mycotoxines seront mis au point pour améliorer la régie des troupeaux porteur. Les impacts des biofilms sont aussi analysés.

De plus, la répartition géographique des infections, leurs voies de transmission et les facteurs qui régissent ces deux aspects seront étudiés ainsi que les interactions agents pathogènes-hôte-environnement (écosystème). L'
approche épidémiologique permettra d'identifier les facteurs influençant l'établissement ou la sévérité de l'infection. Ainsi, nos chercheurs pourront caractériser les stratégies optimales à recommander notamment en terme de mesures de biosécurité pour le contrôle régional des maladies en relation avec le développement de résistance aux antibiotiques ou des contaminants microbiens afin de mieux gérer les risques en santé animale et en santé publique vétérinaire.

Axe 3 Prophylaxie anti-infectieuse

Le développement et la mise au point de vaccins et autres solutions alternatives à l’utilisation des antimicrobiens. Vaccins : l’optimisation des composants et des systèmes vectoriels de livraison : un vaccin vivant E. coli non-toxinogène (en cours d’homologation), des vaccins sous-unitaires contre S. suis, contre Salmonella, contre Actinobacillus pleuropneumoniae, et des vaccins basé sur les exosomes contre trois protozoaires Eimeria, Cryptospoiridum et Giarda. Enfin, l’expertise développée sur le développement de nanovaccin sera mise à profit pour des pathogènes porcins ou aviaires. De plus, nous voulons étudier des vaccins sans injection, capables d’induire une immunité mucosale forte. Nous analysons aussi les mécanismes de la réponse immunitaire innée ou acquise et la résistance de l'hôte animal.

 

Des solutions originales alternatives aux antibiotiques, antiparasitaires sont en cours d’évaluation tels que des inhibiteurs d’adhésines, bactériocines, chitosane, probiotiques, etc. Ainsi, de nouvelles voies d'études portant sur le développement d'antimicrobiens et sur l'influence de la nutrition sur la réponse immunitaire et le microbiote intestinal sont étudiées. Ces innovations visent à favoriser la sélection d'une flore bénéfique pour la santé animale et la salubrité alimentaire.

Enfin,
un volet sur les facteurs de risques dont les bioaérosols est ajouté pour étudier les microorganismes contaminants présents dans l'air ambiant des élevages et le développement d'outils de contrôle.

 

Axe 4 La santé du Monde

Cet axe vise à augmenter les impacts socio-économiques des découvertes du CRIPA en collaborant avec de nouveaux chercheurs d’autres secteurs pour améliorer la santé des populations et s’articule en 4 volets.


1) Au regard de la santé des éleveurs et de leur famille, la transmission par contact direct avec l’animal ou due à l’exposition environnementale (bioaérosols, biofilms, spores) sera évaluée pour des bactéries comme S. suis, et pour plusieurs virus à potentiel zoonotique (ex : Influenza). D'autre part, nous concevons des études épidémiologiques afin de mesurer l’efficacité et le coût-efficacité de méthodes de biosécurité, tests diagnostics, etc. sur des projets à portée nationale et internationale.


2) Salubrité des viandes et des oeufs de consommation : Les cinq types de microbes responsables de la majeure partie des toxi-infections alimentaires en Amérique de nord sont : Norovirus, Salmonella, Campylobacter, Staphylococcus et désormais Clostridium perfringens et seront les cibles de nos investigations. L’expertise en contamination par biofilm des équipements (des fermes et abattoirs) et des lignes d’eau pour abreuver des animaux sera couplée à l’analyse des données de santé des travailleurs.


3) Sous l’angle managérial des ressources humaines, nous évaluerons dans quelle mesure certaines exploitations agricoles sont plus performantes que d’autres au regard de la santé et sécurité des travailleurs dans la gestion des risques biologiques.


4) Les impacts socio-économiques sur les fermes liés à la nouvelle gestion de l’antibiorésistance, à la contamination des moulées par notamment les mycotoxines, et au besoin croissant en produit carné de la Chine seront analysés et des stratégies seront recommandées.

 

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Centre de recherche en infectiologie porcine et avicole

Swine and poultry infectious diseases research center